FredVoyage

I swear

Film britannique de Kirk Jones, avec Robert Aramayo, Maxine Peake, Shirley Henderson et Peter Mullan.


"Plus fort que moi" (titre original : "I Swear"), sorti en 2025 au Royaume-Uni et en France le 1er avril 2026, est un biopic poignant et humain réalisé par Kirk Jones, connu pour "Nanny McPhee" (2005) et "Everybody's Fine". Ce drame biographique de 120 minutes retrace le parcours de John Davidson, activiste écossais atteint du syndrome de Gilles de la Tourette dès l'adolescence dans les années 1980. Passionné de football et doté d'un avenir prometteur, le jeune John voit sa vie basculer en 1983 avec l'apparition soudaine de tics moteurs et vocaux incontrôlables, souvent injurieux, qui le confrontent à l'incompréhension sociale, aux conflits familiaux et aux démêlés judiciaires. Entouré de sa mère Heather (Shirley Henderson), de son père (Peter Mullan) et de figures comme Dottie Achenbach (Maxine Peake), John transforme ses épreuves en un combat pour la reconnaissance et la sensibilisation à cette maladie neurologique méconnue.

Certaines scènes du film sont un peu difficile à regarder, non pas qu'elles soient violentes (très rarement) mais plutôt qu'elles soient gênantes. Le film présente ces tics ou tocs suivant les moments, et leur apparition, mais on voit surtout les conséquences sociales d'un adolescent très bien dans sa tête, qui ne comprend pas ce qui lui arrive. La réaction de ses camarades, des professeurs, et même de sa famille, car personne ne comprend ce qui lui arrive.

Mais il y a 2 parties dans sa vie. Je pense que la première partie est commune à beaucoup de ces personnes : les parents ont honte et ne savent pas quoi faire, alors ils le cachent. Il vit avec sa mère et ne sort jamais ou très peu, n'a pas beaucoup de vie sociale, pas de travail, pas de relation. Puis, un jour, il va chez un de ses amis de lycée, et il rencontre Dottie, qui comprend ce qui lui arrive et va vraiment faire ce qu'il faut pour l'aider. Elle lui explique qu'il peut vivre, être indépendant, avoir un travail, même si tout cela ne se fait pas en un jour.

Je ne connaissais pas bien ce syndrome, et j'ai beaucoup appris avec ce film, notamment que les tics et les tocs peuvent être mis de côté pour avoir une conversation normale. Je n'ai jamais rencontré de personnes avec ce syndrome, mais si c'est le cas, un jour, j'espère pouvoir arriver à avoir une conversation normale grâce à ce que j'ai pu comprendre avec ce film. Après tout, c'est aussi ça, la vie de John en réalité, c'est de montrer aux personnes qui ne connaissent pas, comment interagir avec les personnes qui ont ce syndrome. Il l'a fait durant sa vie, et on voit de vraies images de lui à la fin du film, même des témoignages filmés quand il était ado.

Ce qui m'a surprit à la fin du film, c'est que l'université de Nottingham fait de la recherche pour trouver des solutions pour mieux vivre avec ce syndrome, et la solution que John essaie à la fin du film, lui permet non seulement de marcher en silence et sans tic/toc ou presque pendant presque une heure, mais il lui permet aussi de discuter normalement avec une femme dans le train, chose qu'il a expliqué n'avoir jamais réussi à faire.

Je ne vais pas raconter tout le film ici, mais je trouve ce film magnifique, il permet de comprendre ce syndrome, et surtout de savoir que la vie ne s'arrête pas là. J'ai vraiment beaucoup aimé ce film.

Voici la bande annonce :