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La femme de

Film français de David Roux, avec Mélanie Thierry, Éric Caravaca, Arnaud Valois et Jérémie Renier.


"La Femme de", premier long métrage de David Roux présenté au Festival du film francophone d'Angoulême, est une œuvre intimiste et étouffante qui dissèque avec finesse le piège doré de la vie bourgeoise. Sorti en salles le 8 avril 2026, ce drame de 1h33, coécrit par le réalisateur et Gaëlle Macé, place Mélanie Thierry au cœur d'une performance magistrale, dans le rôle de Marianne, une femme approchant la quarantaine, épouse exemplaire d'un riche industriel (interprété par Éric Caravaca, sobre et distant en Antoine), mère dévouée et pilier social envié. Tourné en partie dans un manoir du Maine-et-Loire, le film dépeint son existence comme une prison feutrée : obligations familiales, conjugales et mondaines l'ont peu à peu effacée, la rendant complice de son propre renoncement.

Marianne a tout oublié de sa vie avant son mariage. Elle a été séduite par un homme qui cherchait une femme pour lui faire un fils, mais tout ne s'est pas passé comme il le voulait. Quant à elle, elle a compris, au fil du temps, comment les gens vieillissent dans la famille, les hommes à la maison, entourés par leurs femmes jusqu'à ce qu'elles meurent ou partent en hôpital psychiatrique. Approchant la quarantaine, à la mort de sa belle-mère, Marianne commence peu à peu à prendre conscience de la situation et à vouloir s'en échapper, mais c'est difficile pour elle de sortir de l'emprise de son mari, de sa vie sociale, quitter ses enfants. Elle essaie plusieurs fois sans y arriver, jusqu'au jour où son mari prononce les mots de trop.

J'ai trouvé ce film très intéressant. On pourrait le rapprocher du film Potiche avec Catherine Deneuve, mais contrairement à ce dernier, ici ce n'est pas une comédie, mais un drame.

Ce qui me semble pire que tout, dans cette histoire, ce n'est pas forcément la prison dorée qu'un homme peut offrir à une femme dans ce contexte, car on peut dire que c'est un choix fait par l'un et l'autre, d'y entrer, et d'y rester (même si ça se discute, mais dans ce cas, c'est une discussion sur le mariage et l'égalité homme-femme dont il faut discuter), c'est surtout l'absence de respect de chacun des membres de la famille envers elle, du grand-père dont elle s'occupe au quotidien, à sa fille qui la méprise, en passant par son mari, qui ne veut même plus l'embrasser et ne fait que de lui demander de faire des choses, sans y mettre les formes, comme à un esclave.

Voici la bande annonce :