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Le Chant des Forêts

Film français de Vincent Munier, avec Michel Munier et Simon Munier.


Le Chant des forêts est un documentaire contemplatif et intime qui ramène le spectateur au cœur des Vosges, là où s’enracinent les habitudes, les savoirs et la mémoire d’une famille de naturalistes — le photographe-réalisateur Vincent Munier, son père Michel et son fils Simon. Le film fonctionne moins comme un récit linéaire que comme un recueil d’affûts, d’observations et de confidences où la forêt devient personnage principal.

Le film commence assez lentement avec beaucoup de tableaux contemplatifs de la forêt dans les Vosges. Il n'y a pas vraiment d'histoire, tout du moins pas au début du film. Ce sont des scènes d'observation, d'affûts, pour la plupart filmées par Vincent Munier, et de son père Michel, avec le petit-fils, Simon qui est là, un peu comme le spectateur, pour découvrir. Le film commence avec peu de paroles, principalement les sons de la forêt, sans explication. C'est d'ailleurs un peu déroutant, car pour le profane que je suis, en ce qui concerne les chants d'oiseaux, ou les sons des animaux, seul le brame du cerf m'est un peu familier, ce qui rend l'écoute un peu mystérieuse.

Ensuite, on se focalise un peu plus sur un oiseau, le Grand Tétras, aussi appelé Coq de Bruyère. Le grand-père parle de cet oiseau comme la source de sa passion pour l'observation de la forêt, alors que pour le père, c'est plutôt la Grue. A partir de là, ils vont en Norvège pour faire plus d'observation de ces oiseaux. C'est à cette occasion que l'on voit un peu plus de récits, de moments en famille entre ces 3 générations, et là où l'histoire prend un peu plus corps.

A la fin, il y a d'autres animaux et insectes, et le message est plus clair : il faut faire prendre conscience aux humains de la présence et l'importance des animaux, et qu'ils font partie de cet écosystème qu'il faut protéger, sans se focaliser sur les espèces, comme le Tétras, qui ont disparues, mais sur celles qui restent, et c'est un troglodyte qui le rappelle (le plus petit des oiseaux de la forêt).

Au début, je ne comprenais pas vraiment ni ce que je voyais, ni ce que ce film devait représenter, c'était aussi flou dans ma tête que certaines images du début. Au fur et à mesure, les choses se sont éclaircies, les images étaient plus nettes et plus parlantes, et au final, j'ai bien aimé ce film, documentaire, qui présente l'histoire de la forêt à travers 3 générations, et de très belles images et sons.

Ce film ne s'adresse peut-être pas à tout le monde, d'ailleurs la salle n'était pas vraiment très remplie, ni très jeune, mais peut-être plus à un public averti ou amateur de belles images ou de nature simple.