FredVoyage

Leurs enfants après eux

Film français de Ludovic Boukherma et Zoran Boukherma, avec Paul Kircher, Angelina Woreth, Sayyid El Alami, Gilles Lellouche et Ludivine Sagnier

Leurs enfants après eux (2024), adaptation du roman éponyme de Nicolas Mathieu – lauréat du Prix Goncourt 2018 –, dépeint avec une intensité brute la vie d’une jeunesse perdue dans une vallée industrielle de l’Est de la France, en 1992. Le film suit Anthony, un adolescent de 14 ans, au cœur d’un été décisif où un événement fondateur – une bagarre impliquant Hacine, un garçon fils d'immigré – cristallise les tensions sociales, familiales et identitaires d’une région en déclin, marquée par la fermeture des hauts-fourneaux. Sur quatre tableaux, jusqu’en 1998, l’histoire explore les trajectoires de ces personnages : Anthony confronté à son premier amour et à l’ennui provincial, son père Patrick miné par le chômage et l’alcoolisme, et une galerie d’adolescents ballottés entre rêves d’ailleurs, violence et absence de perspectives. Les frères Boukherma, passés maîtres du genre avec "Teddy" et "L’Année du requin", transforment ce récit d’apprentissage en fresque sociale romanesque, mêlant réalisme lorrain et influences américaines pour un écrin cinématographique immersif.

C'est étonnant, car c'est à peu près l'âge que j'avais dans cette période : 1992 à 1998, le lycée, la vie étudiante, c'est ça qui est montré dans ce film, mais pas vraiment comme je l'ai vécu. Seules les musiques ressemblent à mes souvenirs. Le film montre une certaine violence, de la famille, avec le père, alcoolique, en particulier, mais aussi entre les jeunes, notamment Hacine, son père, et Anthony aussi parfois. C'est un peu la guerre entre les 2, même si on ne sait pas vraiment qui a commencé. On observe toutefois leur maturité au fil des années, et leur apaisement.

Le film est intéressant car il rentre dans la vie de 2 petites familles, un père immigré et son fils, et un couple avec leur fils, tous se trouvent dans une petite ville de province, assez pauvre et où il ne se passe rien. Malgré ça, il se passe plein de choses, dans ce film qui dure 2h21. Le rythme est lent, et il se décompose en 4 tableaux correspondant aux 4 étés de 1992, 1994, 1996 et 1998. On suit Anthony de 14 à 20 ans. Malheureusement, c'est le même acteur, il ne grandit donc pas vraiment, et reste le même. Malgré tout, on sent qu'il devient mature au fil du temps.

Je n'ai pas vraiment aimé ce film, que j'ai trouvé, notamment au milieu, un peu trop violent, et il y a un sujet là-dessus. Au-delà de ça, je n'ai pas trouvé ce film passionnant, autant que ce qu'on en disait dans les critiques et je ne le recommanderai pas particulièrement, même s'il est intéressant à certains égards. Mitigé donc, mais je l'ai regardé jusqu'à la fin, sans être dans une salle de cinéma.

Voici la bande annonce :