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Life of Chuck

Film américain de Mike Flanagan, avec Tom Hiddleston, Karen Gillan et Chiwetel Ejiofor basé sur le romain éponyme de Stephen King.



Life of Chuck est un drame original qui raconte la vie extraordinaire d’un homme ordinaire, Chuck Krantz, à travers trois chapitres qui se déroulent à rebours, partant de la fin vers le début. Cette narration non linéaire permet une expérience cinématographique inédite où chaque segment éclaire différemment la personnalité et le destin de Chuck. Le film explore avec finesse le thème universel de la mortalité et de la conscience de la finitude, une obsession récurrente chez Mike Flanagan, connu auparavant pour des films d’horreur.

Au début, le film est un peu étrange. On est dans un univers apocalyptique qui ressemble tellement à notre monde actuel, mais tout se déchaîne : la terre tremble, il n'y a plus internet, parfois plus de téléphone, des trous se forment un peu partout, les gens se suicident. Partout, on voit cette affiche sans savoir qui est Chuck :

Cette première partie s'appelle Act 3, ce qui m'a fait me demander si je n'avais pas loupé les autres films d'une trilogie, mais comme dans le film, personne ne semblait connaître Charles Krantz, ça ne semblait pas être le cas. A la toute fin de cette première partie, on découvre un homme mourant sur un lit d'hôpital.

La deuxième partie commence par une balade avec une voix off qui décrit la scène et donne un peu de contexte sur les personnages, et Charles Krantz (Chuck) marche dans une petite ville. En passant devant une artiste qui joue de la batterie, il se met à danser, seul puis avec une femme qui passe. C'est une des plus belles scènes du film.

C'est seulement dans la troisième partie du film où l'on rencontre Chuck quand il est plus jeune, entre 7 et 18 ans, qui éclaire le spectateur sur sa vie, sa famille, le triste destin de ses parents et le secret de la pièce qui se trouve en haut de la maison.

La bande annonce de ce film n'a pas grand chose à voir avec ce que l'on voit dans le film au début, car on commence à la fin de sa vie, mais elle contient toute l'essence du film :

L'idée du film est intéressante. On commence à la fin de la vie de Chuck, et c'est la fin du monde, puis on revient au début, là où tout commence et quand son institutrice lui explique que le monde, c'est tout ce qui se trouve entre ses deux oreilles, c'est nourrit de toutes les rencontres, les expériences, les sentiments, tout ce qui fera la vie de Chuck, c'est ce monde qui se trouve entre ses deux oreilles, c'est ce monde qui est important.

C'est un film un peu étonnant, je ne suis pas habitué aux films fantastiques comme celui-ci, mais très intéressant de par le changement de perspective qu'il propose : au lieu de voir le monde de manière physique, ce qui est habituellement la manière de faire pour avoir un référentiel commun, il propose de voir le monde tel qu'un seul individu le vit, car après tout, c'est comme ça que notre cerveau l'appréhende directement, par ses expériences, tout le reste n'est que supposition. Cela relativise et met l'accent sur la vie individuelle de chacun, je trouve que le message et beau et fort.

Pour finir, au-delà du message du film, j'ai beaucoup aimé les scènes de danse. Ce n'est pas une comédie musicale, mais un film où la danse est un fil conducteur dans la vie de Chuck, d'abord avec sa grand-mère puis durant sa vie, au collège et finalement dans la rue, sans raison particulière. Ces scènes sont très bien filmées, belles à voir, c'est ce qui contribue à la beauté du film.