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Romeria

Film espagnol de Carla Simón, avec Llúcia Garcia, Mitch, Tristán Ulloa, Janet Novás, José Ángel Egido, Miryam Gallego, Alberto Gracia et Sara Casasnovas.


Romería, troisième long métrage de la réalisatrice catalane Carla Simón après Été 93 (2017) et Nos soleils (2022), est un drame intime et poignant présenté en compétition officielle au Festival de Cannes 2025. Produit en Espagne et en Allemagne par Elastica Films et Ventall Cinema, avec une direction de la photographie signée Hélène Louvart et une distribution française assurée par Ad Vitam et MK2, ce film de 115 minutes explore les thèmes de la drogue, de l'identité et des secrets familiaux, ancré dans les années 1980 en Galice.

Ce film est né de la recherche d'identité de l'autrice qui est venue présenter ce film aux Carmes lors de cette avant-première. Le film suite Marina, une jeune femme de 18 ans qui veut en savoir plus sur ses parents. Elle semble avoir été adoptée par un oncle et une tante du côté de sa mère, qu'elle n'a pas connue, et tante d'en savoir plus sur la famille de son père, et de faire reconnaître sa filiation, que son père n'a pas officialisée de son vivant.

Le film est très bien fait car il montre la recherche de la jeune femme, qui se pose les questions que la cinéaste se pose : qui sont mes parents, comment ont-ils vécu, et jusqu'à se demander si les liens du sang forment une famille ou non, quand elle rencontre ses cousins du côté paternel.

Les raisons qui ont empêché Marina de connaître ses parents sont liés à la drogue et au SIDA. La famille a caché la maladie de son père, et sa présence ouvre alors une partie de l'histoire familiale qui devait rester cachée. C'est aussi difficile pour Marina d'apprendre cette histoire, que pour les personnes de la famille qui le savaient, de le raconter.

J'ai trouvé ce film très bien fait, avec des flashbacks dans les années 1980 pour essayer de montrer la vie de ses parents, avec le fait que les acteurs qui jouent son père et sa mère, sont ceux qui jouent les descendants (Marina et son cousin). J'ai bien aimé le contenu, les questionnements semblent réels et quand Carla Simón est venue en parler après la projection, ses explications ont montré sa recherche liée à son identité, ses origines (je préfère origine à racine, car l'origine permet d'avancer, alors que les racines montre quelque chose de stationnaire, ce qui est contraire).

Voici la bande annonce :