FredVoyage

The Social Reckoning

Film américain d’Aaron Sorkin, avec Mikey Madison, Jeremy Allen White et Jeremy Strong (drame biographique, 2026).


Près de vingt ans après la naissance de Facebook, la plateforme est devenue un géant aux ramifications mondiales. Frances Haugen, jeune ingénieure de l’entreprise, découvre en interne des documents montrant que le réseau social privilégie l’engagement de ses utilisateurs au détriment de leur sécurité, quitte à laisser prospérer la désinformation et à nuire aux plus jeunes. Plutôt que de se taire, elle décide de faire éclater la vérité. Elle se tourne vers Jeff Horwitz, journaliste politique au Wall Street Journal, plutôt sceptique sur le poids des réseaux sociaux dans la vie américaine. Ensemble, ils se lancent dans une entreprise risquée qui donnera naissance aux « Facebook Files » et exposera au grand jour les secrets les mieux gardés de l’empire de Mark Zuckerberg.

J'ai trouvé ce film intéressant dans le sens où il montre la rencontre avec une employée de Facebook qui a une conscience et veut mettre au jour des pratiques dangereuses, et un journaliste d'investigation qui, même s'il ne comprend pas la technique, comprend suffisamment de choses pour savoir ce qu'il cherche et comment avancer.

Le film en lui-même n'est pas une histoire passionnante, pas un thriller, no un film policier, pas d'intimidation ni d'enlèvement, juste une histoire simple devant les media (et c'est là où c'est compliqué). On voit Zuckerberg mais il est à l'écart, ne réagit que très peu, un peu apathique et on comprend que sa seule obsession, c'est l'argent, et uniquement l'argent. Il ne se soucie ni des utilisateurs ni des conséquences, et veut juste mettre à disposition un lieu, Facebook et les autres réseaux sociaux qu'il possède, pour la libre expression. Après, ce que les gens en font, ça ne l'intéresse pas. On pourrait être d'accord avec ça s'il n'y avait pas un algorithme et s'il n'avait pas la possibilité de le modifier, et c'est là tout l'enjeu du film et de la démonstration du journaliste, c'est que cet algorithme est manipulé par Zuckerberg afin que les utilisateurs passent le plus de temps possible sur le réseau, quelqu'en soient les conséquences.

Ce qui est dénoncé dans ce film, c'est l'algorithme, en 2021. Et maintenant, en 2026, on voit que rien n'a bougé dans le bon sens, c'est même pire. Dans le film, il est question de vérifier les informations qui sont dans les publicités, et depuis, Zuckerberg a même retiré la modération globalement sur Facebook. Donc on peut dire que ça a empiré, mais maintenant, tout le monde semble s'en accommoder.

Un outil a toujours 2 facettes, bon ou mauvais. On pourrait se dire que Facebook ou Instagram sont de bons outils, mais c'est faux. Ce sont des outils. Les organisateurs de ces outils peuvent le rendre bon ou mauvais, et Zuckerberg a choisi délibérément de le rendre dangereux, alors qu'à la base, il pourrait le rendre agréable en filtrant les contenus dangereux. La revendication de Zuckerberg en 2012 était de rendre le monde plus ouvert et connecté afin de permettre aux gens de prendre de meilleurs décisions. Ce n'était malheureusement qu'une phrase de marketing, et non pas du tout la philosophie de Zuckerberg qui, en pratique, a tout fait pour s'enrichir au détriment de l'ouverture et des bonnes décisions. Il est même actuellement un des dirigeants de la tech qui sympathise le plus avec Trump, s'il on ne parle pas de Musk.

Voici la bande annonce :