Popham
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2026-08-06

Difficile depuis le Brexit, d'aller en Angleterre puisqu'il faut un passeport. Encore plus difficile depuis début 2025 puisque maintenant il faut un visa électronique (UK ETA). J'avais déjà proposé à un autre pilote d'y aller mais il n'a pas réussi à faire le visa. Cette fois, j'en parle à Léna, elle a été très enthousiaste et a réussi à faire le UK ETA facilement.
C'est donc parti, avec Léna, ce jeudi matin. Rendez-vous au terrain, le plein est fait, prêt à partir direction Le Touquet. On contourne Paris par l'ouest comme souvent, et ça se passe assez facilement.
J'ai sorti mon appareil photo pour commencer à me remettre les bons réglages ... et catastrophe, j'ai oublié la carte SD. En fait, j'ai prêté mon appareil photo il y a quelques semaines, on m'avait promis que tous les réglages seraient remis en place, ce qui a bien été fait, mais j'ai oublié de remettre la carte SD. Quel dommage !!! On va faire sans, mais on loupe plein de choses.
On fait une pause inopinée à Rouen, sur la route.

Puis, on continue en suivant la côte vers Le Touquet.

On longe la côte, par Ault :

On approche Le Touquet par le sud, et le vent vient de la mer, donc on fait une longue base main gauche pour la piste 31 avec un vent dans l'axe. Il est midi.

On fait le plein, et sans traîner, on passe la douane, la taxe d'atterrissage, et c'est reparti.
On décolle direction l'Angleterre, en profitant du spectacle, avec Le Touquet à notre gauche :

Et à notre droite, c'est aussi très joli :

C'est là que commence, comme à chaque fois, le plus intéressant : la traversée.
On voit déjà l'Angleterre en montant à 4000 ft.

On traverse en 15 minutes car le vent est de face, puis on coupe à gauche pour éviter la centrale nucléaire de Dungeness B (fermée en 2021) et on continue en longeant la côte vers l'ouest pour aller vers notre destination : Popham.
En arrivant près du terrain, on s'annonce, et j'avais un peu regardé l'approche, ça ne semblait pas très compliqué ... mais j'avais du mal lire ! Je m'occupe du tour de piste, je vois bien le terrain. Déjà le tour de piste n'est pas large, le vent est bon, on est en vent arrière, puis base, puis finale mais pas vraiment comme sur la carte. Il y a une station service en final, ça me perturbe, je passe au-dessus, puis courte finale très raide et j'arrive sur la piste en herbe de 900m à la vitesse de 135km/h. C'est correcte pour une finale, mais là, ça va pas. Je sens que l'avion a du mal à toucher la piste en herbe. Elle n'est pas plate, ça touche une fois, sans ralentir, une deuxième fois, puis une 3ème fois mais toujours pas de signe de ralentissement ni de vraiment accrocher la piste, et on arrive déjà au milieu de la piste, alors je remets les gaz (c'est toujours une option quand on est 2 à bord, et qu'il y a les 160cv du DR-400 !). Et je repars sans encombre.
En retournant en vent arrière, à la tour, il m'explique comment faire pour arriver correctement, mais manifestement, il y a quelques petites choses que je ne vois pas. Je lui réponds que ça va pas et que je préfère aller ailleurs et continuer ma route vers North Weald, l'aérodrome suivant d'où je fais le retour, mais il me propose d'utiliser l'autre piste, car il y a 2 pistes en herbe, toutes 2 de 900m, donc au lieu de prendre la piste 26, je prends la piste 21, et là, tout se passe très bien, on arrive tranquillement au sol, sans aucun problème.

Une fois au sol, on débriefe et on se dit que la remise de gaz était inévitable sur l'autre piste. Je suis ensuite allé voir à la tour, et il m'a montré comment il fallait faire. En fait, on voit sur la photo à gauche une petite maison avec un quadrillage rouge et blanc, j'aurai du passer à côté (notez ici, pas au-dessus) et j'aurai alors pu atterrir en reprenant l'axe de la piste au seuil de la 26. Un peu compliqué, j'aurai peut-être pu essayer si j'avais un peu de temps, mais bon, pourquoi pas pour une prochaine fois !

Après toutes ces émotions, un bon burger ? Enfin, un burger comme on trouve dans les cafés anglais, c'est-à-dire ça :

Ça ressemble à un burger avec des frites, mais le pain n'est pas toasté, donc c'est un sandwich avec un steak au milieu. Bon, les frites et le coleslaw est bon, la viande aussi. J'aurai pu opter pour un full English Breakfast, mais ça va, c'était bon quand-même.
Voilà la photo de la cabane, et quand on la regarde sur la photo, les avions arrivent de la droite au niveau des arbres, vraiment, donc entre les arbres et la maison, pour atterrir sur la piste qui est à droite de la photo (en face du nez de l'avion) :

On repart ensuite, sans aucun soucis, cette fois, sur la piste 26, car on peut voir, sur la photo au-dessus de l'atterrissage piste 21, qu'au bout de la piste, il y a un grand arbre ! Mais piste 26, c'est parfait. On repart pour profiter de la superbe vue de Londres (sans mon appareil photo, snif) ça donne quelque chose comme ça :

En vrai, c'était encore mieux, on voyait très bien le London Eye et les autres grands bâtiments de Londres. On vole donc direction North Weald, un petit terrain près de Stansted. En fait, le terrain est dans la CTR de Stansted, mais avec une zone d'exclusion, alors il faut être précis.
Après les émotions de notre première arrivée, on est parti, et j'au oublié de faire le PPR pour le terrain. J'ai essayé depuis l'avion mais impossible d'avoir une communication stable avec le mobile pour faire l'appel, je l'ai eu 3 fois au téléphone mais sans pouvoir lui indiquer les infos. En arrivant, j'explique que j'ai oublié de faire le PPR, il me dit OK quand-même. Ça m'a surpris (j'ai déjà entendu des avions se faire refuser un terrain parce qu'ils avaient oubliés de faire le PPR), mais c'est très bien comme ça. En même temps, la déclaration de douane et le plan de vol étaient faits, donc il devait bien savoir qu'on arrivait.
L'approche était encore un peu compliquée. On est arrivée dans le circuit de piste entre 2 avions, mais le circuit est très court, on était trop proche, j'ai décidé d'abandonner et de faire une verticale pour recommencer plus tranquillement. Les 2 avions ont atterri et on a pu alors faire un tour de piste, serré, mais seul, et donc tranquille. La finale est courte, mais la piste est grande. On a atterri et on a marché un peu pour aller au café.

Ici, pas de tour à aller voir, ils sont trop loin, de l'autre côté de la piste, donc il faut impérativement payer avant d'atterrir, ce que je n'avais pas pu faire non plus, donc je l'ai fait en arrivant et je n'ai pas eu de problème.
Un petit morceau de Carrot Cake pour se remettre de ces émotions et c'est reparti, cette fois, pour la traversée retour.
On décolle tranquillement et on profite une nouvelle fois de Londres, en passant proche du Dartford Bridge :

Puis on poursuit vers la côte, et on arrive vers Lydd :

La traversée, dans ce sens-là, est bien plus courte, environ 10 minutes, et on arrive vers Boulogne :

Pause au Touquet puis retour Orléans.
Le retour est toujours moins intéressant, en plus on a fait quasiment le même trajet le matin, sans la pause à Rouen, mais c'est pareil. On est rentré au plus direct. Le but était d'y aller directement, et je gère tout à la radio. Effectivement, on n'a quasiment pas fait de virage, juste un tout petit peu en arrivant sur les Mureaux, pour éviter de rentrer dans les classes A, mais c'était tout droit vers Orléans.
Voilà pour cette belle journée, températures raisonnables contrairement au retour à Orléans, on a vu la mer, on a parlé anglais, on a adoré !!!
