Reichelsheim et Aschaffenburg
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2026-05-09

Le lendemain du 8 mai, c'est la journée de l'Europe, le 9 mai. alors, comme il fait beau, je décide d'aller faire un tour ailleurs, avec Sébastien, un autre pilote de l'aéroclub avec qui je vole parfois.
Mon objectif est de faire de nouveaux terrains régulièrement, une vingtaine par an, tout en allant aussi régulièrement sur des terrains que je connais. Cette fois, l'idée est donc d'aller sur quelques terrains en Allemagne, que je ne connais pas, en passant par des terrains que je connais en France pour faire la douane et avitailler facilement.
Rendez-vous à 9h, on décolle un peu avant 9h30 direction Chambley. Le terrain est près de la frontière allemande pas loin du Luxembourg.
On fait la navigation à 3000ft, ce qui ne nous empêche pas de voir des chose, par exemple le Karting de Sens :

Ou encore le lac du Der :

Ensuite, on arrive à Chambley :

C'est un terrain où je pensais ne jamais être allé, je ne l'avais pas trouvé dans mes logs ... mais c'est sûrement que j'avais mal cherché.
On passe au-dessus de Saint-Julien-Lès-Gorze :

Et on atterrit piste 05 droite en dur. Il y a 3 pistes, 2 pistes en dur droite et gauche et une en herbe au milieu.
Ensuite, on roule pour l'essence et là, ça commence à me dire qqchose, les superbes hangars :

Et surtout quand on arrive à la pompe, là, je sais que je suis déjà venu. C'est une pompe à essence avion du côté du terrain, et il y a aussi une pompe voiture côté extérieur au même endroit. J'avais trouvé ça original, c'était en 2022 quand je suis allé à Bonn, je m'étais arrêté là au retour.
Aujourd'hui, c'est à l'aller, et ce qui suit est plus intéressant.
On décolle, le but est de traverser les zones de Metz et les agglomérations de Metz. Je n'ai pas pris de photo, mais Metz est une grande ville, et surtout ça s'étant jusqu'à Thionville avec des zones industrielles, donc il a fallu survoler cela pour rejoindre la frontière. On a commencé à 2500ft puis en arrivant en Allemagne, on est monté vers 3500ft. Le but, cette fois, était de ne pas passer par le Luxembourg, inutile et surtout je ne voulais pas avoir de problème avec le contrôleur, comme la dernière fois où il s'était trompé de points en me donnant des clairances.
Cette fois, on longe la Moselle, comme j'aime.
On arrive donc en Allemagne, et je fais la radio. J'essaie de dire bonjour en Allemand et mon premier message en Allemand. Manifestement, ce n'était pas très bien, car le contrôleur a répondu en Anglais. J'étais un peu vexé, car je m’entraîne avec le vocabulaire aéronautique en Allemand pour y arriver, alors bon, c'est dommage, on continue en Anglais.
J'ai pris cette première photo à l'est de Konz dans le village de Hockweiler, avec ce trou, qui est en fait un étang encaissé :

Le nom de l'étang est Silbersee Hockweiler et ce site indique tout ce que vous voulez savoir sur cet étang : à quoi il sert, d'où il vient, les animaux qui s'y trouvent, mais tout est en Allemand.
On continue la vallée de la Moselle, que j'aime beaucoup, avec Klüsserath :

Et comme tout ça se trouve à côté de Trier, voici l'aérodrome de Trier et la zone industrielle autour :

On voit ensuite quasiment des gorges, en tous cas, vu d'en haut, la Moselle a bien creusé son lit à Piesport :

Voici un zoom sur le pont de Piesport :

On arrive sur le viaduc Hochmoselbrücke, un viaduc que j'ai vu construire au fil des vols il y a une dizaine d'année :

Autour du viaduc, on voit une nuée de parapentistes :

C'est difficile de les prendre en photo, mais il devait y en avoir une douzaine au moins.

Une dernière photo où on voit le passage pour animaux :

On aperçoit ensuite le Carmel de Springiersbach :

On passe ensuite à Cochem :

Ensuite, on poursuit vers Koblenz. Soudain, une vision d'horreur !!! Un autogire rouge (au moins, pour une fois, on l'a vu !!!) apparaît devant nous :

Une fois remis de cette expérience quelque peu traumatisante (j'ai un problème avec les autogires ...), on arrive à Koblenz, près de l'aérodrome.

On voit, sur cette image, le terrain en bleu foncé, la grande tour telecom en vert et le circuit de piste dessiné en bleu clair :

En tour de piste, d'ailleurs en vent arrière, un avion :

Voici le terrain :

Et au-dessus du terrain, la tour que l'on ne voit pas bien à cause de la brume et du contre-jour :

Puis on arrive sur la ville de Koblenz (survol autorisé à 1000ft, car nous ne sommes pas en France) :

Ensuite on voit mieux l'embouchure de la Moselle, la partie d'où l'on vient, avec le Rhin :

On aperçoit le château :

L'embouchure avec la statue et les drapeaux (que l'on voit bien mieux d'en bas mais c'est beau quand-même d'en haut), avec les câbles et les cabines qui vont au château :

Le château que l'on voit mieux :

Et la vue de la cour, apparemment il y avait des activités :

Et quelques photos de la ville avec une meilleure lumière :


Ensuite, pour la première fois, je poursuis dans une endroit que je n'ai jamais vu. D'une part en poursuivant vers l'est, on arrive sur Fachbach, avec une autre rivière, le Lahn :

Et je jette un coup d'oeil derrière pour voir le nord de Koblenz après l'embouchure, vers Bendorf :

On poursuit plein est au nord de Francfort et on aperçoit une tour telecom et l'autoroute 5 derrière, à Friedberg :

Voici le terrain de Ober-Mörlen, à visiter une prochaine fois :

Un petit coup d'oeil sur Francfort et on aperçoit les tours, c'est assez sympa en contre jour :

Et on arrive sur notre premier terrain, Reichelsheim :

On fait une verticale puis vent arrière 36, tout se passe bien, on est un peu tout seul. On atterrit et on n'est pas au bout des surprises.
Les hangars et bâtiments sont très beaux pour certains :

Mais il y a quelque chose d'inhabituel. On nous indique de tourner à droite, et de passer un pont :




La piste est d'un côté, les hangars de l'autre. Sans oublier qu'une partie du taxiway était occupé par des motards, peut-être une moto-école, ils s'amusaient à tourner autour de plots.
Pendant qu'on se balade, d'autres prennent soin de leurs appareils (et c'est assez fréquent en Allemagne, de voir des pilotes laver les avions, pas juste passer un petit coup de chiffon dessus :

On se gare sur l'herbe puis on descend, direction le restaurant pour manger un bon burger.
En arrivant, problème : le restaurant est fermé. Enfin, il est réservé pour un goûter d'anniversaire, et la cuisine est fermée. On peut alors manger des gâteaux (les allemands aiment bien les gâteaux), mais pas de burger.
Donc petite bière sans alcool et gâteau aux fraises :

On décide d'aller ailleurs puisque j'avais vérifié, dans le deuxième terrain, il y a aussi un restaurant. Ils ne peuvent pas tous fêter leur anniversaire aujourd'hui, l'autre doit être ouvert.
On décolle, pour un petit vol de 15 minutes plein sud direction Aschaffenburg.
La nav est simple, pas de plan de vol, juste un saut de puce ... en Allemagne. Et c'est moins simple qu'il n'y parait. En quittant le terrain, je tente la radio en allemand avec le SIV. Contrairement à notre arrivée tout à l'heure, je parle Allemand, et la contrôleuse me répond en Allemand, en articulant, et tout se passe bien. Au bout de 10 minutes, je quitte pour contacter le terrain d'arriver, Aschaffenburg radio.

Les radios des terrains ne sont généralement pas très bavardes. Si on compare ça à la France, ce n'est pas vraiment un AFIS, c'est plutôt de l'auto-info, avec quelqu'un au sol. Généralement, à part donner le vent, au sol, il ne dit rien d'autre que bonjour ou au revoir. Je dis donc bonjour, en allemand, puis en anglais car il parle anglais. Mais en arrivant en vent arrière, j'entends parler allemand, et j'entends aussi à un moment vent arrière, donc je reprends la radio en allemand en me disant que s'il y a quelqu'un d'autre en vent arrière, il va comprendre que nous aussi, on y est.
Vent arrière, base, et puis effectivement, base et en face de nous, un planeur qui atterrit sur la piste à côté. Je l'avais, sans être sûr, Sébastien, le pilote, ne l'avait pas vu, je lui dis de remettre les gaz, et on refait un tour. En Allemagne, c'est pas comme en France, mais comme je n'ai pas tous les détails, 2 appareils en finale sur 2 pistes accolées, en France, ça passe pas. Ici, dans le doute, on refait un tour puis on atterrit et tout se passe bien.
La personne de la tour m'indique où je peux me garer, et on s'arrête pendant un petit moment :

On va à la tour, puis juste au-dessous, au restaurant :

Malheureusement, petit écriteau en arrivant :

En clair, la cuisine est fermée pour l'installation de la fête pour ce soir (effectivement, la musique est plus forte que les bruits des avions), c'est uniquement gâteau et boissons. Rebelote pour un autre gâteau et une bouteille d'eau :

Donc finalement, pas de burger, et pas grand chose à manger, il faut rentrer. On retourne à l'avion et on met en route pour rentrer quand à la tour, on me demande d'attendre, et même d'arrêter le moteur, un avion a crevé sur la piste ! J'arrête le moteur et j'ouvre la verrière pour regarder et effectivement, une voiture est même arrivée pour l'aider (la photo est floue, il fait chaud, mais c'est assez inédit de voir une voiture venir aider un avion. En France, c'est impossible à voir) :

On repart donc vers la France, et de là où on est, c'est au sud, sud-ouest. On passe au sud de Francfort (on voit moins bien que depuis le nord en fait) :

Quartier de Richen à Groß-Umstadt :

Puis Groß-Zimmern, un peu plus loin :

Roßdorf et son centre aquatique :

On arrive à Darmstadt :

Et au sud de Darmstadt, quelques bâtiments en construction, qui ne sont même pas encore visible sur Google Maps :

Ou encore une citée un peu plus ancienne :

J'aime bien quand les bâtiments forment un motif.
Quand on regarde au sud, on voit bien la Forêt Noire :

Encore mieux comme ça avec la vallée du Rhin :

On arrive ensuite au nord de Mannheim :

Puis la ville de Mannheim :

Böhl :

Maintenant, on aperçoit bien les montagnes qui sont au nord des Vosges. Je n'ai jamais su comment s'appelait cette région, administrativement, c'est le Palatinat, ça semble être la forêt du Palatinat :

Puis on arrive en France, dans la partie des Vosges du Nord, voici Mattstall à Lembach :

Puis le château de Lichtenberg :

Puberg :

Hinsbourg :

Une fois passer l'Alsace, on arrive vers Nancy où on fait un stop, comme à chaque fois, pour refueler. Je crois que c'est le terrain où je vais le plus souvent, quasiment à chaque fois que je vais en Allemagne, je m'y arrête. Voici le terrain :

Puis, au retour, la ville :

Ensuite, on est presque chez nous, puisqu'il suffit de quelques minutes pour arriver dans les zones de Seine et ensuite, c'est direction Orléans, en un peu plus d'une heure.
Voici la carte complète du trajet qui nous a pris un peu plus de 6h30 à faire :

Et je n'ai même pas eu mon burger !
