FredVoyage

Première remise de gaz et vol sous la pluie ...

L'objectif du vol de ce dimanche 11 novembre était de ramener ma soeur à Dreux, puis de faire faire un tour d'avion à mes parents, puis de rentrer tranquillement.

Déjà, vue la méteo ce matin, on n'était censé ne pas partir, mais au vu des rayons de soleil qui perçaient à Orléans, je me suis dit que j'allais regarder une nouvelle fois. J'ai appelé Dreux, et on m'a donné du vent de travers pour 15-20kt. J'ai appelé Chartres, on m'a confirmé beaucoup de vent, pas de travers, et une bonne visibilité, comme à Dreux.

On est donc parti vers 11h de chez moi, à l'aérodrome pour y aller, ou au moins voir si on pouvait.Une fois arrivé à l'aérodrome, il n'y avait personne. J'ai pris les papiers du ZX et on est parti. Par précaution, comme il n'est pas possible de refueler à Dreux, j'ai ajouté 30 litres dans le réservoir supplémentaire.
Un instructeur, qui malheureusement n'a pas pu m'aider à sortir les 4 avions qui bloquaient ZX, m'a bien confirmé que je pouvais voler, ça ne devrait pas poser de problème.

Après donc un peu de sport avec ma soeur pour sortir 2 DA-40 et 2 DR-400, on a ajouté un peu d'essence dans le réservoir supplémentaire, et on est parti. Déjà, inquiétant, mais noté dans le carnet de route, le Conservateur de Cap est HS ... pas très rassurrant !

On est donc parti, avec environ 20kt de vent dans le nez, vers Dreux. Tout s'est bien passé, on était à 2000ft, stable, avec de faibles turbulences, mais c'était assez confortable.

Arrivé à Dreux, 40 minutes plus tard, on fait une reconnaissance, puis intégration. Tout semble correct, sauf bien sûr le vent de travers sur la piste, mais je m'attendais à pouvoir gérer. En finale, ça se gâte : de grosses turbulences, quasiment du cisaillement de vent, à tel point qu'à 140km/h en finale, l'alarme de décrochage s'est mise à sonner !!!
J'ai remis les gaz et on est remonté comme on a pu, s'était assez sportif. Je ne me voyais pas recommencer, surtout que l'avion était presque perpendiculaire à la piste (la route vraie était parrallèle à la piste, elle !) et avec toutes ces turbulences, donc j'ai décidé de repartir sur Chartres. Si on pouvait se poser à Chartres, ça irait, sinon on repartirait sur Orléans.

En allant sur Dreux, le GPS indiquait 105kt au lieu des 120kt indiqués, et pour le déroutement sur Chartres, on était plutôt à 140kt, donc ça s'est passé assez vite. Et, plus rassurrant, à Chartres, pas de vent de travers, le vent est fort, certes, mais dans l'axe ou presque.

On s'est donc posé sur la piste 28, à Chartres, sans problème majeur, ça secouait un peu, mais rien de grave. Mes parents ont du venir chercher ma soeur à Chartres, et on a fait une pause au Quick qui n'est pas loin du terrain.

Au retour, c'était une autre histoire. Après avoir mangé, j'ai passé 10-15 minutes à refaire ma nav, initialement prévue pour faire Dreux-Orléans, de Chartres à Orléans. J'ai vu le temps, et je suis parti.
Le décollage s'est bien passé, pas de pluie, bonne visibilité, pas trop de turbulences, et ensuite tout s'est un peu gâté : un mur blanc se trouvait à environ 20km autour de Chartres. Je pensais que c'était du brouillard, donc j'ai hésité à poursuivre, j'ai essayé, en vain, de contacter Seine Info, tout en me dirigeant vers le sud, vers Orléans, et plus j'avançais, plus le mur reculait, et surtout, il s'est alors mis à pleuvoir de la pluie fine.

J'ai donc compris que le problème ne venait pas du brouillard, mais de la pluie, et j'ai poursuivi mon vol sous la pluie, rien d'extraordinaire pour l'instant, la pluie fine, ça passe.

Ensuite, au Nord d'Orléans, je me suis retrouvé avec de la pluie moins fine, de la pluie qui, quand on en a sur la route, nous oblige à rouler doucement, à 110km/h au lieu de 130km/h sur l'autoroute, par exemple. C'est assez simple finalement, il suffit de ne plus regarder devant soit, mais sur les côtés, et tout va bien, avec la vitesse, ça s'en va rapidement.

Le plus délicat était à l'arrivée à St Denis. La pluie était assez fine, mais il fallait conserver un oeil sur IV, un autre avion qui s'intégrait en même temps que moi ou quasiment, en vent arrière. J'ai alors allumé tout ce que j'ai trouvé comme feux, les feux d'atterrissage, et les feux de nav, pour être sûr qu'il me voit, et il me l'a confirmé. Moi, qui regardait en bas, je l'ai finalement retrouvé là où il me disait, à mon altitude, et on a fini le tour de piste ensemble, j'ai simplement allongé ma vent arrière et tout s'est bien passé.

Le vent m'a au moins permis d'aller plus vite pour le retour.
C'était la première fois que je navigais sous la pluie, et avec autant de vent. Je pense avoir pris la bonne décision de ne pas me poser à Dreux, même si d'autres avions, quelques minutes après, des ULM, y faisaient des tours de piste. Mieux vaut décider de ne pas le faire plutôt que de le faire et de se planter, j'ai déjà fait plusieurs bétises à Dreux, je ne vais pas en ajouter une inutilement.