FredVoyage

Retour de Hongrie

C'est difficile de séparer ces 2 articles mais c'est aussi difficile de les mettre ensemble avec plus de 100 photos chacun. Pour rappel de l'épisode précédent, que vous trouverez en cliquant dessus, nous sommes allés à Budapest, et la météo n'étant pas très bonne le samedi matin, nous en avons profité pour visiter la ville autour du Danube, le 2ème plus grand fleuve d'Europe.

En se baladant à cet endroit, on a vu un avion :

Et un hélicoptère :

Tous 2 semblaient venir de l'ouest de la ville, et tournaient, en faisant sûrement une balade pour des touristes.

Il est maintenant temps de rentrer. Depuis le Danube, on est retourné à l'hôtel en métro. C'est assez étonnant les escalators dans le métro, ils sont très profonds, et parfois, les publicités étant dans le sens de l'escalator, on ne sait plus où est le haut, le bas, le biais, il faut bien s'accrocher !

On est arrivé à l'aérodrome en taxi, et celui-ci nous a laissé près du grand bâtiment de la tour. On s'est empressé de s'engouffrer dedans car une grosse averse est passée à notre arrivée.

On a retrouvé l'avion que l'on avait vu le matin devant nous en arrivant :

Et c'est intéressant. Cet avion est un Lisunov LI-2. En fait, c'est un Douglas DC-3 produit en Russie sous licence. Quand on passe l'ancien rideau de fer, on voit des choses nouvelles.

Une fois la pluie passée, on est allé vers l'avion, et j'ai croisée une Trabant. Je ne suis pas sûr qu'elle roule encore, mais elle était garée sur un parking à l'intérieur de l'aérodrome :

A côté de ça, il y a des objets assez bizarres sur le terrain, dont cet entrepôt d'armes qui est en fait un musée privé nommé Harckocsi :

 

Nous avons fait le plein de 100LL avant de repartir. Mais on était un peu inquiet sur un point, que l'on a vu en arrivant sur le terrain : bien qu'il y ait 2 pistes d'indiqué, on a vu l'avion, et surtout les petits Cessna qui faisaient les baptêmes de l'air pour Lenovo, décoller de manière très simple, depuis leur parking, pratiquement tout droit. On semblait se trouver sur un champ d'aviation plutôt qu'un terrain avec des pistes. Seul le Lisunov semblait décoller en suivant la piste, et je ne parle pas de l'hélicoptère qui décollait vraiment comme il voulait !

On a donc décollé vers 14h sur la piste 27, et on a suivi l'autoroute pour sortir de Budapest, et une fois que l'on a vu le lac qui est juste à la sortie ouest après Biatorbágy, on est allé au nord, direction la Slovaquie. Ce que j'aime beaucoup dans ce voyage, c'est que ce n'est pas un aller-retour, c'est une boucle, on arrive par l'Autriche et on rentre par la Slovaquie.

Côté météo, c'est très clair, grand ciel bleu, et côté paysage, des champs, avec un peu de relief puisque l'on va vers la Bohème :

On est rapidement à la frontière, en 15 minutes, on arrive en Slovaquie. Et qu'est-ce que l'on retrouve à cet endroit : Le Danube, car c'est lui qui délimite la frontière entre la Slovaquie et la Hongrie sur toute la partie ouest à partir de Budapest. Je n'ai jamais fait attention à ça, car quand un fleuve et une frontière se confondent sur une carte (et sur la carte aéronautique, c'est flagrant), on cache le fleuve et on met la frontière. Donc voilà, nous avons redécouvert le Danube :

Mais comme nous n'avions pas une route en longeant la frontière à ce moment-là, on lui a dit au revoir et on a poursuivi vers le nord-ouest pour rejoindre les zones de Bratislava.

Voici le premier village de Slovaquie, nommé Búč, près de la frontière :

On arrive un peu plus loin à Nové Zámky, une petite ville de 35 000 habitants :

La voici d'un peu plus près :

Et par contraste, sans les grands ensemble, à quelques kilomètres de là, le village de Nesvady avec des maisons individuelles uniquement :

On passe ensuite au-dessus du terrain de Komoča (LZKA), une petite piste de 550 en dur, mais avec un canal à un bout et une route à l'autre, peut-être pour une prochaine fois :

On passe à côté du complexe chimique de Hlavný závod, interdit de survol, où sont fabriqués de l'engrais notamment :

Au moins, l'avantage de ce complexe, c'est qu'il est bien à l'écart des villes, en plein campagne, mais à proximité, environ une dizaine de kilomètres de la ville de Šaľa que voici :

La rivière que l'on devine entre les rangées d'arbres s'appelle Váh. On la remonte et on aperçoit un grand lac avec un barrage, le vodná nádrž Kráľová :

En passant dessus, on voit même les planches à voile et les kite surfers :

On arrive ensuite à Váhovce :

Voici le centre ville en zoom :

Après le lac, on remonte toujours la rivière et on arrive sur la ville de Sereď :

Dans ces anciens pays de l'est, il y a beaucoup de grands ensembles, et souvent, ils sont très colorés, en voici la preuve ici :

Et un peu sur le côté, un autre moins coloré cette fois :

Puis, en allant vers le centre ville :

Et un zoom sur le premier quartier :

Au sol, ce n'est peut-être pas si joli, mais en avion, c'est beau, je trouve.

Voici un autre quartier plutôt pavillonnaire :

Et un dernier quartier avec des immeubles :

Ensuite, on sort de la ville et de la rivière que l'on suivait pour aller vers un aérodrome dont le nom est Trnava. C'est le nom de la grande ville qui est à côté. L'aérodrome est un petit terrain avec une piste en herbe de 1200m par 100m, au milieu d'un champ plus de 2 fois plus grand :

Je quitte le SIV et je me mets sur la fréquence, puis je parle anglais car là, je ne sais pas trop quoi parler d'autre. Une femme me répond sur la fréquence, apparemment elle est en vol et fait un tour de piste pour rentrer. Nous aussi, alors on passe derrière en vent arrière, puis en base, et voici le village de Potôčky qui se trouve sous la base :

On arrive en finale, puis on se pose, tout se passe bien, on roule vers le hangar.

Là, on retrouve Sona (prononcer Sonia), la pilote de l'autre avion, un Zlin Z-226, un avion fabriqué en Slovaquie.

C'est toujours sympa de faire un stop, mais là, je crois que c'était le meilleur arrêt que l'on ait fait du voyage. Sona attendait que l'on descende de l'avion, et elle est venue discuter. Heureusement, elle parlait très bien anglais, donc on a pu discuter, faire connaissance, et on n'était pas tout seul. Bien sûr, j'étais avec Annie, et Sona nous a offert à boire, mais en plus, elle était avec d'autres personnes du club, des jeunes de 14 ans et des adultes dont le président de la plateforme, mais qui ne parlaient pas très bien anglais, donc elle traduisait, parfois moi aussi, et on a du rester environ une heure à discuter.

Voici le terrain et la tour inoccupée :

En retournant à l'avion, je suis passé par les toilettes et quand je suis arrivé, j'ai trouvé un attroupement assez rare :

Malheureusement, impossible pour moi de payer la taxe de 4€, je n'avais plus de liquide et le QRCode ne fonctionne qu'avec une application disponible uniquement en Slovaquie :

Après avoir discuté pendant une heure, présenté l'avion (on n'a même pas eu le temps d'aller voir le sien), on a fait une photo avant de repartir :

Nous avons échangé nos WhatsApp, et elle doit faire la formation FI en fin d'année, on se retrouvera peut-être un jour sur un autre terrain, qui sait !

Au début, on devait faire 2 terrains en Slovaquie, mais comme la météo ne nous a pas permis de partir le matin, j'ai du choisir un terrain. J'ai pris celui-ci car le nom m'amuse : Trnava. En Tchèque, et en Slovaque, des langues assez proches, le R n'est pas une consonne, mais une semi-voyelle, donc il faut le savoir pour pouvoir prononcer le nom du terrain. Certains terrains sont difficiles à appeler à la radio, mais pour celui-là, même si je ne parle pas Tchèque, j'ai quelques bases de prononciation que j'ai pu mettre en valeur sur ce terrain !

Il est 16h, on décolle donc direction la République Tchèque, un pays que je connais bien, et la Bohème. On décolle piste 32, et on passe rapidement avec Bratislava Info car dans la zone où nous sommes, la carte est rouge. Il y a des zones un peu partout à différentes altitudes, alors pour être sûr, on les contacte et en fait, rien n'est actif, sauf une zone mais le contrôleur me confirme qu'il fait le nécessaire avec les militaires et, fait assez exceptionnel, il nous demande de rester avec lui et de veiller une autre fréquence. Je n'avais jamais reçu cette demande, mais puisque nous avons 2 radios, autant en profiter.

Voici la première photo de la République Tchèque dans ce voyage :

Première petite ville tchèque : Břeclav à quelques kilomètres de la frontière autrichienne et même slovaque puisque les 3 pays se rejoignent près de là.

On survole ensuite un premier étang nommé Hlohovecký rybnik :

Puis on voit de loin le réservoir de Nové Mlýny avec la petite colline :

Un peu plus loin, on survole la ville de Mikulov :

Avec son château :

Et la Chapelle Saint Sébastien :

Un peu plus loin, on voit le village de Drnholec avec son manoir et l'église :

Après ça, c'est un peu la campagne, mais on voit, au loin, une des 2 centrales nucléaires du pays, la centrale de Dukovany :

En continuant, on aperçoit, ce que l'on croit être un aérodrome à Hluboké Mašůvky :

Mais en regardant de plus près (enfin, sur internet après), c'est un aérodrome pour aéromodélisme, ça s'appelle Modelcity et c'est le "paradis pour les pilotes de modélisme".

Voici un petit bourg :

Avant d'arriver dans le village (c'est un hameau) de Slavonice (2200 habitants environ) :

Ce que j'aime bien en République Tchèque, au fil des fois où j'y vais, et c'est assez fréquent, c'est que je comprends mieux ce pays. J'ai bien compris la différence entre un village Tchèque et un village d'un autre pays. En République Tchèque, toutes les petites villes, grands villages ou grandes villes ont un point commun : une grande place avec une fontaine, comme ici, à Slavonice.

Pendant ce temps, en bout d'aile à gauche, on a l'aérodrome de Dobersberg (LOAB), en Autriche, car depuis que l'on est en République Tchèque, on longe la frontière avec l'Autriche :

Le réservoir de Landštejn :

Et le château du même nom :

Puis un aperçu du paysage avant l'arrivée :

On continue notre navigation pendant environ 15 minutes avant d'arriver en vue du terrain de Hosín. On les contacte, tout se passe bien, et on demande si on peut faire une directe ou une base, et on nous confirme que c'est possible, alors on fait une base puis une finale 24R, et on atterrit en République Tchèque. C'est le 3ème pays de la journée !

Le bâtiment est un peu ancien et date du communisme, mais il y a du monde.

Il y a aussi un avion que j'aime beaucoup, car c'est l'un des premiers avions dans lequel je suis monté plus jeune, l'Antonov AN-2 :

On est donc arrivé dans la ville de České Budějovice et à l'aéroclub du même nom :

Je ne sais pas pourquoi l'aéroclub a ce nom, car il y a un terrain qui s'appelle České Budějovice un peu plus au sud, mais c'est de toutes façons, un des 2 terrains de cette ville. On range nos affaires, on utilise une app que l'on nous a conseillé (Uber ne fonctionne pas, il faut utiliser Bolt), et on arrive dans un hôtel au nord de la ville.

Après s'être installé, on va faire un tour au centre ville, sur la fameuse place avec la fontaine.

On voit les bâtiments de couleur :

Le soleil est couchant mais c'est quand-même très beau. Voici la fontaine, sans soleil :

On mange dans un restaurant sur la place et on marche tranquillement jusqu'à l'hôtel.

En marchant, je remarque ce que j'avais déjà vu, mais sans vraiment savoir à quoi ça correspond :

Chaque maison a 2 numéros. Je fais quelques recherches et je comprends que le numéro 79 correspond au numéro de la maison dans la rue, le nom de la rue est indiqué en-dessous, tandis que le numéro 960 correspond au numéro cadastral de construction de la maison (donc chronologique) dans le quartier indiqué, ici České Budějovice 3. J'aurai appris quelque chose de nouveau sur la République Tchèque !

Après une bonne nuit de sommeil, on retourne le matin assez tôt au terrain pour pouvoir rentrer à Orléans dans la journée (des orages sont annoncés en fin de journée à Orléans).

On est au terrain vers 8h. La veille on nous avait dit qu'il y aurait quelqu'un dès 8h. Je demande à un pilote si je peux avoir de l'essence. Apparemment celui qui s'en occupe n'est pas là. Un peu contrarié, il me sert, et passe ensuite les documents à celui qui devait s'en occuper, et part rapidement en vol. Dommage qu'il n'avait pas le temps de discuter ...

A côté du club, un avion assez familier :

D'abord, ce n'est pas un DR-400, mais un R1180TD Aiglon II de 180cv. Ensuite, après m'être renseigné, c'est un avion qui a été acheté en France par un tchèque qui veut l'utiliser sur place, donc il va sûrement changer d'immatriculation.

Voici la liste des taxes d'atterrissage, au moins, c'est clair, impossible de partir sans payer :

On décolle donc vers 8h50, puis on passe sur le village de Hosín :

C'est très beau, avec les rayons de soleil :

Un petit regard en arrière pour prendre une photo du terrain :

Devant nous, le château de Hluboká :

Après être sorti des environs de České Budějovice, on aperçoit alors l'autre centrale nucléaire du pays, celle de Temelín :

Même si ce n'est qu'une centrale nucléaire, je trouve le paysage assez sympa comme ça :

Avec cette couche de nuage pas trop épaisse, de ce côté, c'est assez beau.

De l'autre côté, côté Bohème, on aperçoit quelques montagnes, et surtout beaucoup de lacs :

Je pensais que comme il y avait beaucoup de lacs, il n'y avait pas de problème d'eau ici, mais il semble que je me trompe, car en regardant une carte de la sécheresse en Europe, les pays de l'est, Hongrie, Slovaquie, République Tchèque, soient encore plus touchés que nous (sources Copernicus).

Ensuite, on passe à côté de Vodňany, avec sa place et sa fontaine au milieu :

Après ça, on continue en longeant la Bohème. Une petite couche de nuages s'est bien formé sur le relief alors on ne va pas jouer avec ça, on reste côté Tchèque, et on continue jusqu'à ce que le sol soit moins escarpé.

Avant de passé la frontière côté Tchèque, on aperçoit ce qu'Annie a cherché en vain depuis le début du voyage : des vaches !

En voici donc, qui pâturent dans les champs de République Tchèque :

Le village de Nezamyslice avec son lac :

Et sa chapelle à Sainte Marie :

Puis le village de Rabí, avec son château :

Un peu plus loin, Vrhaveč puis au fond, Klatovy :

Un petit village à côté, Týnec :

On arrive enfin à la frontière allemande, c'est donc le dernier village tchèque, Všeruby, que nous voyons ici :

Avec son église :

La frontière est passée, et derrière, on est en Allemagne. Le relief est un peu différent, et il y a des maisons partout :

Première ville d'Allemagne, Furth im Wald :

Et quelques beaux paysages allemands :

On arrive à Rötz :

J'aime beaucoup cette photo de Nabburg, avec l'autoroute A93 et la rivière Naab :

Des fois, quand je n'ai rien à faire, dans l'avion, je prends des photos comme des challenges car après, j'essaie de retrouver où j'ai pris toutes les photos, en tous cas toutes celles que je mets ici sur le blog. Je me suis donc amusé à prendre ce pylône en photo :

J'ai mis un moment à le retrouver car j'utilise Google Maps pour le retrouver et celui-ci spécifiquement n'est pas sur Google Maps. A l'endroit de ce pylône, il y a des tâches, la ligne à haute tension disparaît puis réapparaît dans un sens qui ne correspond pas aux autres fils, et le pylône n'apparaît pas. C'est sur la commune de Schmidgaden, le hameau de Gösselsdorf. Donc beau challenge, mais difficile à vérifier.


Le pire, c'est qu'en regardant Google Maps en version Street View, il y a 2 pylônes ! C'est dingue !!!

Le pylône que j'ai vu est du côté opposé à la ligne téléphonique, donc c'est le nouveau à gauche sur la photo Street Maps, l'autre ayant été démonté depuis, j'imagine (Street Maps indique Juillet 2023). Voilà pourquoi je mets autant de temps à écrire les blogs !

Donc voici le village à côté du pylône, Schmidgaden, le hameau de Gösselsdorf :

En regardant au loin sur notre droite (donc vers le nord), j'aperçois une montagne de sable un peu étrange :

Je me demande si c'est une montagne, ou bien un amas de quelque chose en rapport avec une carrière et en fait, c'est un peu de ça, mais pas tout à fait. A l'origine, derrière cette colline, il y a une mine de kaolin. Le kaolin, c'est un minerai qui sert dans la fabrication du papier, et c'est aussi utilisé dans la porcelaine, la peinture et aussi dans la pharmacie et la cosmétique. Dans la mine qui se trouve là, ce minerai est mélangé à du sable blanc, du quartz. Après l'extraction, le mélange est séparé, et le sable a été mis de côté, sur ce terril (un terril est un amas de minerai inutile, comme on en trouve dans le nord de la France avec le charbon). Donc ce terril de sable est là, et sert maintenant de base de loisir pour faire du ski sur sable (sandboard) et apparemment même des champions sont venus s'entraîner ici. La colline fait 110m de haut, et en bas, un camping et une base de loisir. Mais de là où nous étions, impossible de voir cela, donc on apercevait juste le haut de la colline comme sur la photo.

Un peu plus loin, on voit le village de Vorra, avec son château à tour carrée, et la petite église Sainte Marie :

Au loin, on aperçoit la Fernmeldeturm Riegelstein, une tour de télévision située au nord-ouest de Vorra, près de l'autoroute.

On passe ensuite près de la forteresse de Rothenberg qui date du XVIIIème siècle :

Ensuite, on entame notre approche de l'aérodrome de Herzogenaurach, qui se trouve au nord de la ville du même nom, à côté de Nuremberg. On a un peu de mal à le trouver, et puis on arrive directement en vent arrière, ce qui est pratique, car le terrain est plutôt sympa, sur le côté d'une forêt, mais avec une petite piste de 700m, alors il faut être précis, ce qui n'a pas posé de problème.

Voici la tour en arrivant, on ne reste pas longtemps, alors on se gare devant :

En entrant, c'est facile, tout est bien indiqué !

Je monte à la tour pour dire bonjour et payer la taxe, et là, je vois un appareil un peu spécial, qu'il est très rare de trouver dans une tour :

Lorsque l'on passe le théorique du PPL, il est demandé aux élèves d'apprendre par coeur les signaux visuels au cas où la radio de la tour ne fonctionnerait plus. Avec ce système, la tour pourrait indiquer à un avion de venir se poser ou au contraire, que le terrain est fermé. Cet appareil sert à envoyer les signaux lumineux, mais c'est bien la première fois que je vois réellement ça dans une tour, car le système n'est plus utilisé. La personne à la tour m'a dit que cet appareil servait parfois, pour des exercices, et qu'il était donc fonctionnel. Je ne lui ai pas demandé de démonstration. Peut-être une occasion de revenir ...

En repartant, on voit une bâche de bienvenue :

On repart un peu avant 11h, car il reste un peu de vol à faire avant d'arriver à Nancy pour manger le midi. On repart donc vers l'est. On passe devant l'aérodrome de Niederstetten, un aéroport militaire qui accueil aussi les civils avec une piste de 1311m de long, c'est plutôt bien :

En dessous de nous, un petit village, Standorf :

Et après, surtout, un village que je trouvais intéressant, Pfitzingen :

Chaque toiture dans ce village a un panneau solaire, alors que nous sommes à 500m d'altitude au centre de l'Allemagne, donc pas forcément un endroit très ensoleillé. 

Un peu plus loin, le monastère de Schöntal :

Après, un des paysages que j'aime le plus, ce sont les méandres d'une rivière, ici, la rivière Neckar, à Haßmersheim :

Ensuite, on aperçoit un grand parking, et c'est assez étrange car c'est une entreprise qui fabrique des sacs en plastique, Pakufol, et on voit des centaines de voitures sur un parking :

Ensuite, c'est amusant, on aperçoit un avion décoller à Sinsheim, c'est un aérodrome pour planeurs, mais avec une belle piste de 1022m de long. Voici le décollage :

Puis on suit l'avion qui décolle :

Puis encore un peu plus loin :

Tandis qu'en face, un planeur arrive :

Puis passe au-dessus de SNP Arena :

Difficile de voir leur immatriculation d'en haut, c'est souvent beaucoup plus simple d'en bas !

On se rapproche de Karlsruhe, et on aperçoit un petit château et une église à Michelfeld :

Puis la ville de Östringen et l'église Sainte Cécile :

On passe ensuite au sud de Wiesental :

Et avec un bon zoom, on a la piste de Speyer, avec le Boeing 747 et la cathédrale en bout de piste :

Après ça, encore quelques minutes pour traverser la plaine et on arrive en France en passant devant le château for de Fleckenstein :

Après ça, on est en France, alors j'ai moins de photo. En plus, on commence à avoir faim. On approche de Nancy, où on arrive vers 12h30. Le temps de faire le plein, on arrive au restaurant de la plateforme : Les Têtes Brulées. On voulait manger là le midi, et c'est ce que l'on a fait. Mais ce n'est pas un restaurant pour pilote, mais plutôt un restaurant familiale pour venir manger un dimanche midi (nous étions d'ailleurs dimanche midi). Les gens, pour la plupart un peu âgés, étaient tous endimanchés et avaient largement le temps, alors que nous n'étions pas vraiment habillé pour cela, et nous n'avions qu'une heure pour manger. Un plat, pour ma part, un pavé de saumon avec des petits légumes, mariné, enfin je dirai avec la sauce un peu grasse, mais bon. Manifestement, ce n'était pas pour nous.

On est reparti assez rapidement, on a réussi à redécoller à 13h45 pour notre dernière nav de 1h31 (la 3ème de cette durée environ, de la journée) et on est arrivé à Orléans vers 15h15.

Et c'est là que notre voyage a pris fin. Après avoir visité un nombre record de pays différents puisque l'on a traversé l'Allemagne, l'Autriche, la Hongrie, la Slovaquie et la République Tchèque, en 4 jours et 14h12 de vol, on a fait 7 terrains dans 5 pays différents sans compter Nancy, à l'aller et au retour. On a découvert des paysages magnifiques, tant en Autriche qu'en Hongrie, et même en Slovaquie pour ceux que je n'avais jamais vu, et j'aime toujours beaucoup la République Tchèque, je compte d'ailleurs y retourner très bientôt.

Voici la carte du trajet :


Merci à Annie qui a bien voulu m'accompagner sur ce voyage, c'est la première fois que l'on fait un vol entre nous, et j'espère que ce ne sera pas la dernière.