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Voyage en Hongrie

Le voyage de l'année, comme souvent, c'est de traverser l'Allemagne, pour aller plus loin. Cette année, la destination que je voulais faire, c'est la Hongrie. J'ai choisi cette destination car j'ai trouvé un chemin qui ne demande pas de passer les Alpes, mais de les contourner tranquillement ou presque, vers l'est.

Ce voyage, je le fais avec Annie, avec qui j'étais parti en Russie en 2019 et au Maroc en 2022. Nous avons fait de longs voyages ensemble, mais à chaque fois, c'était organisé par d'autres. Cette fois, je me suis occupé de l'organisation (navigations, escales, logistique sur place et accessoirement radio en vol) et Annie a piloté, et je crois qu'en faisant ça, on fait une belle équipe !

Le mardi, on emmène le F-GAON à Cosne sur Loire pour faire la 100h, le mercredi, on le récupère et on en profite pour faire un point météo pour le lendemain, et on se retrouve jeudi 3 septembre, prêt pour le départ.

On se retrouve donc le matin, les pleins avaient été faits la veille, prêt au départ. Décollage à 9h30 en direction de Nancy. C'est un terrain que l'on connaît bien tous les 2, et qui me sert d'escale pour aller vers l'Allemagne, à la fois pour faire la douane, et aussi pour faire le plein car c'est toujours moins cher d'acheter l'essence en France qu'en Allemagne ou ailleurs.

Une fois le plein effectué, on ne traîne pas. On a fait 1h23 de vol pour aller à Nancy, et on repart à 11h12 pour faire 1h33 de vol pour Augsburg, près de Munich. Après tout, le vrai voyage commence après Nancy.

On part pour le Nord de l'Alsace, puis on contourne Stuttgart par le Nord pour redescendre ensuite vers Munich, et on s'arrête un peu avant.

On survole Welzheim :

Voici un zoom sur le quartier sud :

Et un autre sur un endroit un parc au centre ville :

Ensuite, on passe près du village de Alfdorf, et comme j'aime bien les quartiers avec des maisons récentes, voici le quartier nord du village :

Puis on passe à Mutlangen :

Ensuite, on passe au-dessus du terrain de Heubach (EDTH), avec sa piste de 750m en dur mais je n'y suis pas encore allé :

Après ça, on continue avec des endroits un peu plus sympa à voir, comme le lac Itzelberg à Königsbronn :

Et on arrive enfin à Augsburg (EDMA). C'est un terrain pas très grand, comme Saint Denis de l'Hôtel, avec une piste de 1594m par 30m (6m plus court que LFOZ) mais avec une tour et des points d'entrée. On ne va pas dire que c'était difficile, on est arrivé en vent arrière ensuite, et tout s'est très bien passé :

Une fois au sol, on a roulé assez facilement jusqu'à l'essence et on a pu faire le plein de 100LL.

A Nancy, c'était assez facile : c'est une pompe à essence Total Aviation, j'ai la carte, il suffit de la mettre et c'est comme pour faire le plein de la voiture. A Augsburg, c'est pareil : il faut la carte BP, jusque là tout va bien, mais il faut ensuite comprendre le mode de fonctionnement indiqué en Allemand, de la pompe. Il faut mettre la carte, ça va encore, c'est en anglais, mais pour mettre en route puis activer la pompe, c'est un peu plus compliqué. Heureusement qu'un allemand très sympa qui venait aussi faire le plein, a pu me montrer, je devrai pouvoir m'en sortir tout seul la prochaine fois !

On a fait le plein, garé l'avion pas loin, mis la bâche et c'est bon pour la nuit. Mais comme il n'est que 13h, on a pris un moment pour manger les sandwich qu'on avait préparé.

A chaque voyage, j'essaie des nouvelles choses. Cette fois, je voulais tester l'application App2Drive. C'est un service disponible uniquement en Allemagne, qui permet à des pilotes de louer une voiture directement à l'aérodrome en arrivant. On peut la louer pendant 4h, 8h ou 24h. J'avais donc réservé la veille au soir, une voiture pour 24h, ce qui permet d'aller plus facilement dans la ville.

On sort sur le parking, et on voit des avions au milieu des voitures :

Ce n'est pas qu'un effet d'optique, car derrière la clôture, l'avion roulait ! Alors que la piste est derrière moi quand je prends la photo. Ensuite, on récupère la voiture. La voici (la photo date du soir mais c'est bien la voiture qu'on a prise) :

Après tout, l'avion n'est pas grand, la voiture ne peut pas être plus petite que l'avion, et effectivement, on pouvait mettre à peut près la même chose dedans !

D'abord, on est allé à l'Hôtel, un hôtel ultra moderne, le Garner Hotel by IHG. La chambre est très bien :

Une fois posé, on repart pour visiter le centre ville, qui est pour la plupart piéton même quand il y a des rues :

On visite la basilique catholique :

Qui est accolée à une église évangéliste, c'est assez étrange.

Après, on marche un peu et on prend un petit en-cas, enfin je prends un petit en-cas en buvant un peu :

Tout ça devant la mairie de Augsburg :

Après ça, on se balade un peu en ville, près des douves qui ont été transformées en parc, et on voit les portes de la ville, comme celle-ci, la porte Jakobertor :

On arrive ensuite dans la vieille ville :

Apparemment la ville a ce nom à cause de l'empereur Auguste, c'est expliqué ici :


On est passé par la place Fugger avec la statue de Hans Jakob Fugger, un riche banquier qui a permis de créer une grande bibliothèque avec des manuscrits qui sont ensuite devenus la base de la Bayerische Staatsbibliothek (bibliothèque d'état de Bavière, qui se trouve à Munich et qui a plus de 10 millions d'ouvrages actuellement).

On est allé manger à la mairie. En Allemagne, l'un des meilleurs restaurants allemands de la ville, dans toutes les villes, se trouve en-dessous de la mairie (Rathaus) et se nomme le Ratkeller (littéralement, la cave de la mairie). On a très bien mangé, et c'était allemand :

Ensuite, on est rentré à l'hôtel, en voiture, et après un petit point sur ce qu'il y a à faire le lendemain, on est allé dormir.

Cette première journée, c'était la mise en bouche. On était en France, puis en Allemagne, jusque là, je connais, c'était plutôt simple. Demain, c'est autre chose.

Vendredi

Vendredi matin, petit déjeuner à l'hôtel puis on reprend la voiture direction l'aérodrome. On paie la taxe, on marche vers l'avion avec nos gilets jaunes, on enlève la bâche de l'avion, et on part pour la suite.

On décolle vers 9h45 pour un petit vol d'une heure vers Wels, en Autriche.

Peu après le décollage, on arrive sur le VOR MAH, près de Munich :

Je sais que le VOR n'est pas intéressant, donc au même endroit, il y a un beau petit manoir, et ça, c'est plus joli :

En route vers le sud-est, on aperçoit déjà les Alpes, et au loin, le lac de Starnberg :

C'est le 5ème lac d'Allemagne, apparemment très prisé des habitants de Munich. On ne fait que l'apercevoir car ce n'est pas notre route. On va d'abord profiter de la vue sur Munich.

On commence par le palais de Nymphenburg, un très beau palais avec un parc de 200 hectares :

C'est toujours difficile en avion de prendre une photo avec la lumière qu'il faut. Pour ça, il aurait fallu préparer le vol en détail suivant les édifices que l'on aurait voulu prendre en photo, mais là, ça demanderait trop de travail, donc je prends des photos de ce que je vois, ça permet d'en profiter, et si c'est beau, on reviendra.

Après ce château, on entame notre virage à gauche pour aller plein est, tout en profitant pleinement de la ville de Munich, car il est autorisé de survoler cette ville à 1000ft, alors même si on ne le fait pas, on est à 2000ft (600m) de hauteur, ça permet de prendre de belles photos.

Voici une photo du Donnersbergerbrücke et des alentours, que je trouve très beau vu d'avion avec les petites tours :

Après, bien sûr, on est à Munich, donc il y a des choses à trouver, des monuments à voir. Et notamment, la seule tour allemande dans laquelle je suis déjà monté, la Olympiaturm, avec, à côté, la tour BMW :

La photo n'est pas extraordinaire, mais on les voit bien, dans le parc olympique.

On continue vers le centre de Munich, et on arrive à Karlplatz, une des portes principales de l'entrée vers la ville, avec, juste à côté, le grand bâtiment vert, la court du district de Munich, dont certains pilotes se souviennent puisque nous avions oublié le carnet de route de l'avion dans le "taxi" et on l'a retrouvé à côté de ce bâtiment pour le récupérer, mais c'était il y a longtemps, en 2022.

Voici une belle photo du centre historique de Munich, avec la Frauenkirche, la cathédrale catholique :

Une fois Munich passé, on se prépare à aller plus loin, dans des contrées que nous ne connaissons pas. Pour le moment, tout se passe bien à la radio, et la navigation est facile, on est dans un environnement assez simple, même si le sol est à 2000ft, on est loin des montagnes.

On arrive donc à la frontière après 40 minutes de vol, à Burghausen, et je trouve ça très beau. Le château, sur la rive allemande, surveille la rivière Salzach :

Les villes se font assez rares, il y a plein de petits villages. On passe au-dessus de Ried im Innkreis, la seule petite ville avant la destination :

Ensuite, on passe sous la TMA de Linz, et c'est un peu difficile car le sol est à 2000ft puis il descend au moment où la zone arrive. On doit donc descendre sous les 2000ft, juste derrière une petite colline, pour ensuite arriver sur le terrain en tour de piste à 2000ft, mais heureusement, il n'y a personne sur le terrain, l'AFIS, à la radio, nous dit que l'on peut faire une longue finale, et après tout, on n'est pas en France, alors les longues finales ne sont pas interdites. On atterrit donc sur la piste 08 en dur et on est très bien accueilli.

Une fois sorti de la piste, on croise le camion des pompiers qui fait des exercices sur le taxiway. Il passe à côté de nous, à vive allure. C'est un camion électrique :

Ensuite, direction l'avitaillement. Ce n'est pas l'heure de vol que l'on vient de faire qui a utilisé nos réserves, mais comme on ne sait pas vraiment où on va, il vaut mieux faire le plein à chaque fois que l'on peut. Et là, c'est très facile à utiliser, et on a même quelqu'un qui vient activer la pompe, en vélo, pour que l'on puisse se servir :

Pour éviter de gêner, on avance un peu l'avion, devant le hangar :

Je vais à la tour pour payer la taxe, et je vois un DA-20. C'est l'avion dans lequel j'ai commencé à voler il y a presque 20 ans, et c'est un avion fabriqué par Diamond, en Autriche, donc il est chez lui :

Un petit coup d'oeil dans le hangar :

Et c'est amusant, en arrivant en bas de la tour, ils ont peint les pistes au mur :

Je monte payer la taxe, puis je discute avec la personne à la tour, et je lui demande quelle piste utiliser pour repartir car le vent tourne. Il me dit que je peux prendre la piste 26 pour repartir, c'est plus simple, il faut simplement éviter de survoler la ville, et c'est tout bon.


On repart donc assez vite, par la piste 26, et on fait un petit tour par l'ouest puis le sud de la ville de Wels :

On aperçoit le terrain de loin :

On poursuit plein est vers Vienne, et les paysages sont magnifiques. A droite, on voit les Alpes :

On voit aussi quelques petites ville, comme ici à Kemsmünster :

On voit de mieux en mieux la montagne à droite :

On passe ensuite près de Ybbs an der Donau :

Sans le savoir, on est en train de longer le Danube, l'un des plus grands fleuves d'Europe, qui coule à Budapest. Mais pour le moment, on ne le suit pas totalement, et ça, c'est parce que je n'avais pas vraiment prévu ça, sinon on aurait pu le suivre jusqu'à Budapest, mais on a fait un peu différemment. Pour le moment, on le descend un peu et on va le perdre à Emmersdorf an der Donau, où l'on voit aussi l’abbaye de Melk :

On passe à côté de Völtendorf et son petit terrain de 501m :

Ça me plairait bien d'aller sur ces petits terrains avec des pistes de 500m ou 600m, il y en a pas mal en Allemagne et en Autriche, mais c'est un peu chaud. Peut-être l'hiver, à 2, ça pourrait aller, mais surtout en herbe, il faut faire très attention même si les abords sont dégagés.

Juste après le terrain, un groupe de petites villes qui donne une agglomération, on voit bien St Pölten :

On continue en passant près du château de Neulengbach :

Ensuite, on arrive sur quelques petites collines derrière lesquelles se trouve Vienne :

Je ne suis jamais allé à Vienne, mais j'ai pu regarder ensuite sur les photos pour repérer certains quartiers. Il y en a un que j'aimerai bien visiter, avec de grands ensembles qui combinent des entreprises et des résidences, très verts avec un grand parc, et des piscines sur les toits des immeubles. Ca s'appelle Wohnpark Alterlaa, c'est situé à Liesing, au sud de Vienne et ça date des années 1970, mais ça semble très bien conçu et ça fonctionne encore maintenant :

On voit aussi au loin la tour A1 Telekom Austria :

On aperçoit les grattes-ciels de Copa Beach sur le Danube :

Malheureusement, contrairement à Munich, on ne peut pas survoler Vienne suffisamment proche pour prendre de belles photos. On l'a survolé par l'ouest et le sud, la prochaine fois, j'essaierai par le nord et l'est.

On poursuit sur des paysages totalement différents. Jusqu'à maintenant, on était entre 2 montagnes, au sud, les Alpes, et au nord, la Bohême (ce sont les montagnes qui sont au sud de la République Tchèque, on verra demain au retour).

Maintenant, on arrive sur une plaine, avec des champs à perte de vue, et beaucoup de lacs. On commence par Baden bei Wien, un petite ville thermale au sud de Vienne, à seulement quelques kilomètres de la capitale autrichienne :

Puis on arrive dans des endroits qui se multiplient, comme ça : des lacs artificiels construits avec des maisons de vacances autour, comme ici, à Schloßsee (et les 2 lacs ont des numéros, le 1 à droite et le 2 à gauche), avec le golf derrière :

Celui-ci est un peu différent, le Neufelder See, puisque la plupart des maisons sont à côté dans un lotissement, pas directement sur le lac :

On poursuit notre route vers le sud, direction la Hongrie, et on commence à apercevoir un énorme lac, qui se situe de l'autre côté de la colline, de la forêt, de la frontière : le lac Neusiedl, à l'horizon.

Le moment le plus important du voyage arrive alors : on passe la frontière avec la Hongrie, et on arrive à Sopron, une petite ville qui semble vraiment très jolie :

On retrouve alors de ce côté de la frontière, le même genre de lac qu'en Autriche, mais ici, c'est un hôtel, le Greenfield Hotel Golf & Spa :

Voici à Ölbő, un étang qui semble pour le moment que servir comme étang de pêche :

Normalement, on devait s'arrêter à l'aérodrome de Fertőszentmiklós, juste après la frontière, mais je n'avais pas bien préparé cette partie que je ne connaissais pas. En France, on peut atterrir sur des terrains sans que personne ne soit à la radio. On appelle ça auto-information ou autoinfo. Or, dans les pays aux alentours, au Royaume-Uni, Belgique, Allemagne, République Tchèque, je sais que parfois, c'est interdit, comme en Allemagne, et ailleurs, ça ne m'est juste jamais arrivé, car c'est indiqué que si le terrain est fermé, on ne peut pas y aller. Je m'attendais à la même chose en Hongrie. Donc en arrivant près de Fertőszentmiklós, j'ai commencé à leur parler à la radio, et mon contact est resté sans réponse. Donc après quelques minutes, on a décidé de continuer sans s'arrêter, on a suffisamment d'essence, et il n'est pas trop tard, donc on va directement à Baleton.

En passant sur la radio de Budapest West, j'ai dit que je poursuivais, car on n'avait pas pu les contacter à la radio, et je n'ai pas eu de message m'indiquant que c'était pas grave, qu'on aurait pu atterrir, mais je n'ai pas non plus demandé. On a donc continué.

On est passé par Sárvár :

Avec, au fond, le Spirit Hôtel Thermal Spa :

Ensuite, on est passé par Türje, et l'abbaye Csorna, une abbaye Prémontré, créée en 1180 par la famille Osl, une famille aristocratique hongroise. Le monastère est en lien avec les autres monastères Prémontré, créés aux origines par Saint Norbert en France. Voici cette abbaye à Türje :

On continue ensuite vers le sud, et on longe les zones de l'aéroport de Héviz/Balaton et la ville de Keszthely :

Avec son port :

Arrivé sur la côte, on fait un virage gauche plein ouest, et on a devant nous, le lac Balaton, le lac le plus vaste d'Europe Centrale :

On longe tout le lac, sur le lac, comme ça, on peut profiter des 2 rives.

Voici l'aérodrome de Balatonkeresztúr (650m en herbe) :

Puis le port de Balatonfenyves :

Tandis qu'à notre gauche, au nord du lac donc, la côte est plus escarpée et il y a du relief, avec cette colline appelée Badacsony :

On poursuit sur le lac :

On aperçoit un camp de vacances à Fonyód. Après recherche, c'est un camp où ils proposent des colonies de vacances pour jeunes :

On poursuit notre route (on y voir, au fond, la péninsule de Tihanyi) :

Je trouve ça très beau, les lacs, la côte, la mer, mais c'est plus difficile de rendre belle une photo d'un lac, notamment quand on longe le lac. Il faudrait le voir sur le côté, mais il est tellement grand, que c'est très difficile à faire rentrer dans l'appareil, quelque soit l'objectif !

Le port de Balatonboglár :

Puis le port de Balatonlelle, mais attention, il y en a 2, et celui-ci est le port de plaisance :

Et enfin le port de Balatonszemes :

Autant dire qu'il y a beaucoup de bateaux sur ce lac. Nous en avons aussi vu sur l'eau, mais trop petit pour être pris en photo.

On a quitté le lac juste avant la péninsule, à Balatonföldvár, pour aller vers le terrain de Siófok, notre destination pour ce midi. C'est sympa de naviguer, mais il faut quand-même s'arrêter pour manger, et faire le plein.

On les contacte à la radio, mais rien, personne ne répond. Je me dis que cette fois, on va quand-même atterrir, on verra bien, au sol, ce qui se passe.

Je n'ai pas pu prendre de photo du terrain d'en haut, ça ne rendait pas bien avec le soleil, mais c'était étonnant : le terrain doit faire environ 3km de long sur plus de 400m de large, entouré d'une haie d'arbres de plus de 2m de haut, et au milieu de ce champ, une petite piste de 1250m par 50m en herbe, et une toute petite piste en dur de 600m par 18m à côté.

Pour l'atterrissage, on a pris la piste en herbe, et on est arrivé devant la tour :

Déjà, c'est sympa, mais la fréquence a changé, maintenant, c'est 125.435MHz, une fréquence en 8.33kHz, qui n'a pas grand chose à voir avec celle affichée. Le parking est assez bizarre, avec des petits taxiways de 1.5m de large et des places de parking vraiment collées les unes aux autres. On se gare et on aperçoit quelqu'un.

Je vais lui parler ... et là, il faut choisir la bonne langue. Il ne parle pas anglais, uniquement hongrois et allemand. J'essaie de me faire comprendre en allemand, ça se passe bien. Il nous confirme que le restaurant est fermé, qu'il faut payer la taxe d'atterrissage, et qu'il peut nous donner de l'essence derrière les hangars. C'est déjà bien d'avoir ces informations, en allemand.

Ensuite, son chef arrive car je voulais payer par carte bancaire, et lui, parle anglais. Il nous invite à rentrer au frais dans le salon qui est dans cette grande bâtisse et je lui demande pourquoi il ne répond pas à la radio. Il me dit qu'il n'a pas le droit de parler à la radio, mais que l'on peut atterrir sans que quelqu'un parle à la  radio. Donc on aurait pu atterrir le matin à Fertőszentmiklós. Tant pis, c'est pas grave, je le saurais pour la prochaine fois.

Après manger, on va à la pompe, on retrouve notre ami qui parle allemand, et je fais le plein. J'essaie de payer et ma carte a du mal à passer. Finalement, pour la 2eme fois de ma vie, je dois payer le plein en liquide. La dernière fois, c'était au Portugal, cette fois, on en a pour 206€, et heureusement, il accepte nos euro.

Au même moment, un avion atterrit, des allemands. Ils viennent faire le plein. Forcément, ils n'ont pas de mal à parler avec la personne qui les sert, et moi je discute en anglais avec l'un des passagers qui me dit qu'il vient régulièrement ici et effectivement, ce n'est pas comme en Allemagne, mais comme en France, on peut atterrir en auto-info. Il se moque de moi car il sait qu'en France, on fait ça aussi. On rigole, et on repart.

On décolle sur la piste en dur cette fois, et avant la fin des 600m. Derrière, il y a le champ donc dans tous les cas, ça passe à l'aise. On doit aller vers le sud du pays, un peu avant la frontière Roumaine, récupérer le Danube pour le remonter.

Au décollage, je vois des choses bizarres dans les champs. Il y a de grandes lignes horizontales qui traversent plusieurs champs, des lignes parallèles, comme ici, à Tamasi :

Je trouve ça assez étrange. Après quelques recherches, il est difficile de savoir réellement à quoi ça correspond. Il y a 2 hypothèses, voire 3. Ça pourrait être lié à d'ancien champs avant le communisme, des champs plus petits mais avec des routes parallèles, toutefois ces lignes semblent totalement différentes des environs, et parallèles, donc ça semble peu probable. Ça pourrait être lié à du drainage, mais encore une fois, c'est assez étrange de voir ces lignes qui traversent les lacs en biais alors que si c'était du drainage, ça aurait pu être fait directement dans le sens du champs. Ça pourrait enfin venir de quelque chose de géologique, mais il semblerait que dans ce cas, les lignes ne seraient pas aussi droites et parallèles. Donc le mystère persiste, je n'ai pas pu trouver la vraie raison, pour cela, il faudrait peut-être aller demander aux paysans, mais ce n'était pas à l'ordre du jour.

Non, la suite est plus intéressante : il faut rejoindre le Danube et le remonter jusqu'à Budapest. On le récupère vers Szekszárd, ensuite on le remonte rive droite.

Voici le village de Fajsz :

Puis la ville de Paks :

Difficile avec les nuages, d'avoir du soleil sur la ville :

Un peu plus loin, on croise la ville de Dunaföldvár :

Avec son pont et ses églises :

Après ça, on longe toujours le Danube, voici l'aérodrome de Dunaújváros et le pont Pentele (de l'autoroute M8) derrière :

Et de l'autre côté de la ville, une grosse usine :

Qui fabrique des pneus pour Hankook :

Ensuite, on continue à longer le Danube, c'est un très beau fleuve, le 2ème plus grand fleuve d'Europe après la Volga (que je suis allé survoler en Russie en 2019).

Ensuite, c'est l'approche de Budapest. Pour que tout se passe bien, on doit rejoindre l'autoroute M7 et la longer pour arriver par le bon côté et éviter une partie de la ville, ainsi qu'un autre terrain que l'on avait choisi mais sur lequel il y a une manifestation aérienne donc on a dû mettre Tököl (rive gauche) de côté et on a préféré Budaörs (rive droite).

On voit de loin les collines de Budapest et le Danube qui traverse la ville :

Vent arrière, on est tout seul et il y a quelqu'un à la radio, puis une courte base et on atterrit sur un champ d'aviation, avec des pistes difficile à délimiter, mais avec un terrain en herbe tout à fait correct (alors que certains commentaires sur Sky Demon disaient que le terrain était en très mauvais état). Ça doit dépendre des saisons.

On nous a gentiment expliqué où aller se garer, et on s'est mis à côté d'un Cessna :

En quittant le terrain, on a vu plein d'autres Cessna, car apparemment il y a une grosse école de pilotage :

Voici la tour de contrôle :


Avec les bureaux, et on a facilement trouvé quelqu'un qui nous a dit qu'on verrait la taxe au départ, demain ... samedi.

C'était très beau.

A l'extérieur, on attend notre taxi :

Quand le taxi est arrivé, c'était une conductrice, et elle était très nerveuse. Je ne sais pas exactement combien on a grillé de feux et combien de fois elle a utilisé son klaxon, mais on a eu un peu chaud !

Puis on est arrivé à l'hôtel, près d'une des gares de Budapest, avec une chambre comme je peux avoir à Prague, très haut de plafond, et un peu vieillot, surtout la salle de bain avec une baignoire (je n'aime pas la baignoire) mais c'était bien :

On en a profité pour sortir se balader l'après-midi, car on est arrivé vers 16h.

On a longé le Danube, et on a vu le magnifique palais du parlement :

Il est tellement beau, j'ai du prendre plus d'une dizaine de photos :

Le pont suspendu de Széchenyi :

Et l'hôtel 4 saisons qui se trouve en face du pont :

Des passantes ont demandé à Annie de les prendre en photo :

Au bout du pont, rive droite, l'entrée du tunnel :

Et depuis le pont, la citadelle :

Et puis encore une fois, le parlement et le Danube :

On est rentré en traversant le pont suspendu :

Et on est allé manger dans un restaurant hongrois. On a très bien mangé.

En rentrant, je n'ai pas pu résister à un cornet de glace cheminée :

On est rentré à l'hôtel pour une bonne nuit de sommeil bien méritée.

L'idée était de repartir le lendemain matin, mais la météo n'était pas de cet avis. Un front avec de gros orages étaient prévus  pour le lendemain matin, donc nous avons adapté notre planning : se balader à nouveau dans Budapest samedi matin, et repartir vers la Slovaquie samedi après-midi.

Après une bonne nuit de sommeil et un petit déjeuner à l'hôtel, on est reparti marcher le long du Danube. On a repris la balade là où on s'était arrêté la veille, à la Basilique Saint Stéphane.

Annie a caressé le ventre du policier qui garde la rue :


Et on est repassé devant la boutique de glaces cheminées (non, je n'en ai pas pris une nouvelle ... mais je note pour la prochaine fois, à Prague aussi, ils en font, et je n'avais jamais essayé) :

Cette fois, la lumière est dans le bon sens pour prendre une photo du château :

On a aussi pu voir l'autre pont suspendu avec la citadelle au-dessus :

Puis on a traversé, dans l'autre sens, sur le pont suspendu devant l'hôtel 4 saisons, on peut voir le château et le tunnel) :

et l'hôtel de l'autre côté :

Globalement, ça donne ça :

En longeant le Danube, sous le pont, on a des passages qui sont très bien faits, pour les vélos et les piétons :

Après, il ne faut pas généralisé, car une partie des trottoirs des bords du Danube sont mixtes, piétons et vélos ... et surtout trottinettes électriques, et il faut faire très attention.

Impossible de résister à nouveau à une belle photo du parlement :

Et encore, en traversant l'autre pont :

On aperçoit les archives nationales, le grand bâtiment en 2 parties, reliée mais dont on ne voit pas tout, et derrière, l'église Marie Madeleine (ou la tour car apparemment, c'est tout ce qu'il reste de l'église) :

Avant de s'appeler Budapest, ce sont 2 villes : Buda, rive droite, et Pest, rive gauche (là où se trouve le parlement). Ont aperçoit donc l'église Notre Dame du Château de Buda :

Et une autre église, l'église réformée de la place Szilágyi Dezső :

En continuant vers le parlement, donc côté Pest, on a le palais de Justice :

Compte-tenu du régime de ces 16 dernières années, le palais de justice a dû être un peu chamboulé, mais c'est le palais du ministère de l'agriculture, juste à côté, qui est en train d'être totalement refait, derrière le tram :

A côté du parlement, on a le monument à Lajos Kossuth, qui fut révolutionnaire et président de la Hongrie pendant la guerre d'indépendance en 1848-1849 :

Enfin, vue du parlement, on peut apercevoir la tour de police de Hármashatárhegy, située sur la colline des 3 frontières, au nord-ouest de la ville, cette tour sert de télécommunication pour le quartier général de la police (ORFK) :

Avant de rentrer, quelques dernières images de la ville, avec les églises combinées :

Le château :

Et un petit aperçu des navires sur le Danube, enfin le plus amusant d'entre eux :

Aussi, pour finir cette balade, 2 statues qui se trouvent entre le parlement et là où nous devions reprendre le métro.

D'abord, on a la statue de Anna Kethly, une femme politique hongroise, député entre 1922 et 1948, puis ministre pendant l'insurrection de Budapest en 1956 :

Et Bibó István, juriste, historien et politologue hongrois, antifasciste, arrêté en 1944 pour avoir sauvé des juifs, puis ministre la veille de l'invasion de l'armée rouge en 1956 :

Après ça, nous sommes retourné à l'hôtel chercher nos affaires.

Pour la suite, il suffit de cliquer ici.